Olympia (75) - 09 mai 2005 Affiche le site entier dans une nouvelle fenêtre
POCO en concert - Photos et texte Christian Labonne


Lundi 9mai 2005, Poco et Jefferson Starship à l'Olympia.
Suivant les personnes à qui vous posez la question, Poco peut évoquer un grand silence gêné (c'est qui, eux ?), un intérêt poli, un air vaguement intéressé (uniquement pour ne pas risquer de passer pour un ignare) ou enfin, une petite larme émue. J'appartiens à cette dernière catégorie et il ne faudra pas chercher d'objectivité dans les propos qui suivent.
Suite à un article dans Rock'n Folk en 73, mon premier album fut donc "Crazy Eyes". A l'époque, Ritchie Furay était encore dans le groupe aux cotés de Rusty Young, Timothy B. Schmit, Paul Cotton et George Grantham pour ce qui restera une de leurs toutes meilleures réalisations : "Brass buttons" (Gram Parsons), "Magnolia" (JJ Cale), "Fool's Gold" avec Rusty Young au banjo, "Here we go again (Timothy B. Schmit) et enfin, le mystérieux "Crazy Eyes", l'une des plus belles chansons de Richie Furay. Signalons pour l'anecdote la présence d'un certain Chris Hillman invité à la mandoline. Les albums suivants s'appelaient "Seven", "Cantamos", "Head Over Hills" et "Rose Of Cimaron" et leur permirent d'entrer dans la légende auprès des vrais fans tout en restant dans un relatif anonymat, tout le monde ne pouvant pas finir comme les Eagles. Le monde étant petit, c'est donc ce groupe que Timothy B. Schmit finira par rejoindre, laissant les copains pour une suite d'albums inégaux parmi lesquels "Indian Summer", "Under the gun", "Blue & Grey", "Cowboys & Englishmen", "Legend" et "Runnin' Horse".
Après toutes ces années et changements de personnel, découvrir Poco en concert à l'Olympia était forcément un évènement. Autant préciser tout de suite que je ne parlerai pas de Jefferson Starship, descendant du mythique Jefferson Airplane, car je ne suis pas spécialiste du tout, je ne suis que modérément fan et surtout, je n'ai pas pu rester jusqu'à la fin à cause du sonorisateur qui, après le show de 90 minutes de Poco, avait visiblement décidé de monter tous les potentiomètres à 11. Tant pis.
En 2005, Poco sur scène, c'est Rusty Young (chant, guitares, lap-steel, pedal-steel, mandoline), Paul Cotton (chant, guitare électrique), George Grantham (batterie) et enfin Jack Sundrud (basse, chant). La playlist est ouverte, mêlant morceaux récents et plus anciens, ces derniers accueillis avec enthousiasme par un public acquis, notamment pour "Rose Of Cimaron" ou "Pickin up the pieces", un de leurs tous premiers morceaux. Même avec un Rusty Young enrhumé, les vocaux sont toujours admirables, les parties rock et les quelques rares passages acoustiques un régal comme le célèbre "Bad weather" de leur début. Un grand moment, y compris le rappel sur "Magnolia" pendant lequel Claude Langlois fut invité pour taper le boeuf à la lap-steel. Oui, Poco en concert fut bien un évènement. Serrer la main de Rusty Young en fut un autre.




Rubrique "C'est vous qui le dites"


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Commentaire
Jacques Ayant déja vu le groupe en 1975 à Paris avec la formation originale, + Al Garth au violon, j'étais comme un gosse à l'idée de les revoir.
Malgré les galères de matériel à répétition et le mixage extrêmement discutable, au balcon il était très difficile de distinguer les voix sur les morceaux électriques, et pourtant, les voix chez Poco......
Bref, malgré ces désagréments le plaisir et le grand frisson étaient bien au rendez vous, ambiance sympa, musiciens sympas et playlist très agréable.
Concert inoubliable donc et comme un bonheur n'arrive jamais seul, ayant décidé de quitter la salle avant la fin ( j'ai tenu 3/4 d'heure) du "concert" de Jefferson, je sors de l'Olympia, fais le tour pour aller chercher mon véhicule au parking et tombe nez à nez avec Mr et Mme Young en personnes sortant de l'Olympia. Cela m'a permis de discuter le bout de gras pendant deux minutes avec un grand mec sympa et simple. J'ai ensuite retouché terre pour retourner à ma vie de tous les jours avec au fond de ma main droite la chaleur toujours présente d'une main que je n'aurais jamais cru serrer un jour.
grand souvenir.
Thierry Je devrais m'intéresser plus souvent à l'actualité musicale et plus particulièrement au passage des groupes qui m'ont enchanté lorsque j'étais plus jeune. Ainsi je découvre avec 2 ans de retard que POCO était à Paris en 2005 ... et que je n'y était pas. Dommage, grand dommage pour le fan de ce groupe que je suis resté.